Autochtonie - La biodiversité en Nouvelle-Calédonie (1)
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La biodiversité en Nouvelle-Calédonie (1) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Gouvernement de la France   
16-05-2005

Contexte général

La Nouvelle-Calédonie, est un ensemble composé de terres émergées couvrant 18 576 km2 (Grande terre, Iles loyauté, Iles éloignées), d'un lagon de 23 400 km2 délimité par un récif corallien barrière autour de la grande terre, et d'une zone économique exclusive (ZEE) de 1,4 millions de km2.
Ce territoire présente une grande diversité des milieux naturels terrestres et marins, richesse d'autant plus importante que l'endémisme terrestre tant au niveau de la faune que de la flore est particulièrement élevé (75 % en moyenne)
Reconnue internationalement comme un « point chaud » de la diversité biologique mondiale, la Nouvelle-Calédonie est responsable de la sauvegarde de ce patrimoine.
Avec une population d'environ 220000 habitants et une densité moyenne de 12 hab/km², la pression démographique sur l'espace naturel demeure limitée. Toutefois, 60% de la population est concentrée dans l'agglomération de Nouméa où se retrouvent potentiellement les risques de dégradation de l'environnement spécifiques aux grandes agglomérations (rejets industriels, urbains, fréquentation croissante  des espaces naturels périphériques....)
En dehors de l'agglomération de Nouméa et bien que la pression démographique demeure faible (environ 5 hab/km²), des menaces liées à l'activité économique (exploitation minière...), à l'activité  humaine locale (feux de brousse..) pèsent sur ces milieux fragiles, particulièrement sur les milieux terrestres (introduction d'espèces allogènes).
L'organisation institutionnelle récente de la Nouvelle-Calédonie a confié aux Provinces la compétence en matière réglementaire, en matière de gestion et de développement sur les espaces naturels, terrestres et lagonnaires. Chacune des trois Provinces dispose d'un service de l'environnement. La Nouvelle-Calédonie demeure compétente sur les milieux naturels de la ZEE et des îles éloignées (Chesterfield, Huon, Surprise...).
La prise en compte des enjeux de protection de ces espaces naturels sensibles, dans un cadre général de développement durable, se conduit progressivement, au sein de chaque collectivité, et les nouvelles réglementations adoptées témoignent de cette évolution (étude d'impact pour toute réalisation sur le domaine public maritime instauré par la loi de Pays du 11 janvier 2002, création d'un sanctuaire pour les mammifères marins).
L'Etat et la Nouvelle Calédonie ont pour mission d'élaborer le schéma d'aménagement et de développement de la Nouvelle Calédonie (art 211 de la loi organique de 1999), qui fixe des orientations générales dans le souci d'un développement équilibré du territoire, notamment dans le domaine de l'environnement. Ce schéma directeur, en cours de réalisation, donnera des perspectives d'actions structurelles de protection de l'environnement pour les collectivités dans un cadre cohérent à l'ensemble du territoire.
La France signataire de la convention sur la diversité biologique (Rio 1992), de la convention sur la conservation de la nature dans le Pacifique sud (Apia 1976) et de la convention sur la protection des ressources naturelles et de l'environnement de la région du pacifique sud (Nouméa 1986) exerce également une responsabilité dans la préservation de la biodiversité marine et terrestre de la Nouvelle-Calédonie. Elle doit à ce titre accompagner les collectivités locales sur le chemin d'un développement respectueux de cette richesse patrimoniale, et soutient pour ce faire les politiques locales de développement à travers les contrats de développement signés pour une période de cinq ans entre l'Etat et chaque collectivité.


Dernière mise à jour : ( 16-03-2009 )
 
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